31 juillet 2008

BOLIVIE : DU SUD LIPEZ A LA PAZ

SAMEDI 31 MAI – MERCREDI 25 JUIN 2008

Peu après le poste frontière, nous loupons la piste principale et de ce fait redescendons un peu vers le sud : peu importe, la piste est excellente, les paysages sauvages et …nous avons le temps !!

A San Cristobal, c’est la fête ! Il est 13h00 et pas moyen de casser la croûte car les qq vendeurs ne proposent que la bière  : ça sent terriblement, tous ou presque tiennent la cuite des grands jours, on pisse à droite, à gauche, au milieu de la rue…. bref, nous ne nous attardons pas plus que nécessaire !

Nous arrivons à Uyuni en pleine feria dominicale et passons la journée du lendemain à choisir l’agence qui nous emmènera pour une boucle d’environ 1 000 kilomètres ; les pistes et l’altitude ( jusqu’à 5 200 mètres) seraient en effet  pur suicide pour la maison blanche.

Nous partons donc en 4x4 en compagnie de Brice, jeune français ( il a notre âge !), de Marie et Philippe, très sympathiques cousins du Québec, et bien sûr de notre guide-chauffeur en direction du Salar.

Cet océan de sel, époustouflant vestige d’une immense et très ancienne mer intérieure

(-40 000 ans ; qui englobait aussi d’autres salars et certains lacs dont le très célèbre Titicaca ) est aujourd’hui une destination touristique phare et une source de revenus grâce, non seulement à l’exploitation du sel (évidemment !!) mais aussi du lithium ; le salar serait d’ailleurs la plus grande réserve mondiale de ce «  dispendieux » métal mou (à la québécoise !!! ).

Nous y visitons un hôtel de sel fermé depuis quelques années pour des raisons sanitaires ( problème d’évacuation des eaux usées ) et l’Isla del Pescado, couverte de cactus géants, dont certains spécimens ont plus de 1 000 ans.

Puis ce seront les lagunas Colorada et Verde ( nous ne la verrons pas verte mais aux trois-quarts gelée), un champ de geysers, le désert de Siloli et son célèbre Arbol de Piedra, modelé par l’érosion due au vent, les eaux thermales à 5 200 mètres ( petit malaise général en sortant du bassin)….le tout sous un soleil de plomb le jour et un froid terrible la nuit.

Nous dormons les deux nuits du circuit « chez l’habitant » où nous mesurons pleinement la rudesse de la vie des petits villages de l’altiplano : électricité solaire ou produite par un groupe électrogène, limitée à quelques heures le soir, pas d’eau le matin car toutes les canalisations sont gelées, et bien sûr pas de chauffage par – 20°c la nuit ( le thermomètre peut descendre jusqu’à –40°c !!! ; pas de petite flambée non plus parce qu’à ces altitudes il n’y a pas un seul arbre….).

La potion magique à la vodka de Marie et Philippe, antigel efficace contre les rigueurs de l’hiver québécois, est la bienvenue le deuxième soir !!

Heureux de rentrer sains et saufs malgré un chauffeur imbibé d’alcool enclin à prendre les pistes caillouteuses de l’altiplano pour un circuit de F1, nous retrouvons avec plaisir le confort de notre Maison Blanche après ces trois jours de paysages uniques au monde, inoubliables, et de chouette ambiance dans ce 4x4 majoritairement francophone.

Nous filons ensuite directement à La Paz car Laurent doit impérativement rentrer en France pour y effectuer quelques démarches administratives.

Nous nous installons donc dans l’espace camping de l’hôtel Oberland, rendez-vous incontournable des voyageurs motorisés. Laurent trouve un billet La Paz-Santa Cruz -Miami-Paris, et part chargé de tous nos petits souvenirs collectés au cours de ces 8 derniers mois, de toute la littérature consommée et d’une grande liste «  à ramener » !

Nous profitons de ces 8 jours à trois pour nous faire une broncho-pneumonie pour Sam-Sam, de supers nouvelles copines pour Romane ( Karine, Jean-Paul et leurs deux filles Camille et Marine voyagent dans la sœur jumelle de la Maison Blanche  depuis plusieurs mois en Amérique du Sud et arrivent qq jours après nous à l’Oberland), mais aussi pour découvrir cette incroyable cité accrochée à flanc de montagne entre 3 200 et 4 200 mètres d’altitude ( La Paz, capitale exécutive du pays, Sucre étant la capitale constitutionnelle, est une des rares villes au monde où les classes aisées vivent en bas et les classes populaires en haut ! ) : le zoo, la Valle de la Luna, le marché de la sorcellerie où sont vendus notamment des fœtus de lamas que l’on enterre dans les fondations des maisons pour se porter chance et félicité, le marché noir où l’on trouve de tout à des prix incroyables (l’origine des produits étant parfois des plus douteuses…), le très chouette petit musée des instruments de musique, la superbe Iglesia San Francisco et ses rues adjacentes dédiées entièrement à l’artisanat (les tentations sont permanentes et les prix plus qu’incitatifs à la dépense ; nous succomberons donc plus d’une fois … !), et la place Murillo, grand rendez-vous des pigeons pacéniens (de La Paz, quoi !!) devant la cathédrale et le palais présidentiel.

Le samedi 22 juin, c’est Noël à l’Oberland hôtel !!! Laurent rentre chargé des cadeaux des amis et de la famille, d’un nouveau disque dur gravé de tous les dessins animés et films commandés, d’un super appareil photo qui vient remplacer celui qui a récemment fait une chute fatale , des derniers Paris Match et VSD, de 2 camemberts et d’un Maroilles ( après « Bienvenue chez les Ch’tis », personne n’est sans savoir l’importance de cette institution fromagère pour nous les nordistes !!)

Nous fêtons son retour dans un petit restau avec Nicole, François et leur petit Noan de 4 ans, très sympathiques suisses francophones de passage eux aussi à l’Oberland (Noan sera malheureusement terriblement malade plusieurs jours à la suite de ce déjeuner), et partons  tous ensemble pour une heure géniale de quad à travers le parc Mallasa.

Nous achevons notre séjour de 2 semaines à La Paz par la feria del Alto, grand marché populaire dominical qui domine la ville du haut de ses 4 200 mètres, où nous faisons l’acquisition du fameux « melon » que beaucoup de femmes de l’altiplano portent encore, et par une petite fête avec nos nouveaux amis : Laurent souffle dignement ses 36 bougies !!!

Après une heure de trajet vers le sud, direction Potosi et Sucre, nous décidons de rebrousser chemin et d’étudier un autre itinéraire. Après quelques recherches sur internet, quelques renseignements glanés au centre d’information touristique de l’aéroport, une bonne nuit de sommeil et les bouteilles de gaz remplies à l’usine del Alto (après 2 heures d’attente, de tergiversations, et un entretien avec un des chefs du site qui nous fait la « faveur » de bien vouloir nous fournir en gaz !!!), nous prenons finalement la direction du nord, à la découverte d’une toute autre Bolivie !!!!

Posté par ODIC2010 à 16:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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