25 septembre 2008

20 DERNIERS JOURS EN BOLIVIE

Samedi 2 août – Vendredi 22 août :

Après une pause déjeuner à El Torno dont la place centrale abrite une famille de 8 paresseux (surprenant animal !), nous gagnons Samaipata par une belle route de montagnes verdoyantes, d’où l’appellation de « petite suisse » bolivienne.

Nous y visitons le musée archéologique qui prépare à la découverte del Fuerte considéré comme le plus grand site rupestre du continent : une immense pierre taillée de 200x60 mètres aurait servi par la suite de centre de cérémonie aux incas.

L’horrible piste qui y mène (la Maison blanche patine sérieusement sur la terre humide au point de ne pas nous monter jusqu’au sommet), le peu d’éléments d’information sur place et l’organisation même du site (on surplombe de loin le monolithe), ne nous laissent pas un souvenir impérissable…

Nous reprenons donc rapidement la route, aux paysages magnifiques, direction Cochabamba, 3ème ville du pays.

                                                                           

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A 50 kilomètres de l’arrivée : bloqueo ( barrage routier) des maîtres d’école !

Paralyser les villes pour pousser le gouvernement à la négociation est l’arme courante de beaucoup de professions. Nous étions à La Paz lors du très dur bloqueo des mineurs de Potosi, nous avons la chance de tomber sur celui des maîtres d’école qui entendent, au petit matin, les revendications des dizaines de camionneurs garés derrière nous et qui doivent se rendre au marché voisin pour vendre les bêtes et les légumes qu’ils transportent. Nous sommes donc autorisés à passer mais par le lit de la rivière( heureusement nous sommes en saison sèche), puis contournons les autres barrages par de petites pistes où nous payons des « péages » (quelques centimes d’euros …) improvisés par les villageois qui voient là une aubaine. Tant de véhicules qui traversent leurs villages paumés : ça peut bien rapporter un peu !!! Etrange Bolivie ….

Nous arrivons enfin dans Cochabamba, guidés par un sympathique motard qui nous permet d’éviter le dernier bloquéo et nous nous installons pour une dizaine de jours à la Casa Campestre, l’équivalent de l’Oberland de La Paz, en plus chic et plus spacieux.

Barbecue et farniente le 6 août, jour de Fête Nationale et le 10 août, jour de référendum (il est interdit de circuler en voiture), qui confirme la légitimité d’Evo Morales au pouvoir mais aussi celle des préfets autonomistes : le problème reste entier !!

Cochabamba, au nom exotique et chantant, est une ville très agréable, cernée de montagnes et dominée par un Christ blanc, le Cristo de la Concordia, plus haut de quelques centimètres que celui de Rio de Janeiro.

Nous profitons de ce séjour pour réaliser un des rêves de Laurent : équiper la Maison Blanche d’un gros pare-buffle chromé !!!

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Il faut aussi changer la batterie-moteur : là, ce n’est pas un rêve mais bien une nécessité ! Et pour quelques euros, la portière pliée par le vent en Patagonie perd ses écailles et retrouve son beau blanc d’origine.

Après une soirée au cirque où Romane, sur scène, remporte un petit concours de danse, quelques descentes de toboggan géant où nos petits chéris laissent quelques morceaux d’épiderme, divers achats au marché de la Cancha, un des plus fameux de Bolivie, nous achevons notre séjour par un dîner en amoureux et une soirée jazz-live dans un bistrot bien sympa.

Passage éclair à l’usine de gaz de La Paz : maintenant que nous y avons « nos entrées », nos bouteilles sont remplies illico presto !

Nouvelle visite au Mercado Negro pour quelques achats d’équipement informatique, puis nous prenons la route de Tiahuanaco, plus important site archéologique de Bolivie.

La culture Tiahuanaco  rayonne sur tout l’altiplano jusqu’à sa disparition au début du 12ème siècle quand l’empire inca commence d’émerger.

Le site est le théâtre d’une grande fête traditionnelle le 21 juin, jour du solstice d’hiver, où l’on célèbre le nouvel an Aymara ; des boliviens de toutes les régions du pays, le président de la république, mais aussi des milliers de touristes se déplacent pour prendre l’énergie du soleil levant.

La porte du Soleil, le temple semi-enterré aux quelques cent têtes anthropomorphiques sont de beaux vestiges de cette culture mais le manque  de moyens fianaciers pour la mise à jour d’éléments importants du site est flagrant et perdure depuis des décennies. Il faudra revenir dans peut-être 20 ou 30 ans pour découvrir la grande pyramide d’Akapana, toujours quasiment sous terre…

18_SITE_DE_TIAHUANACO__LA_PORTE_DU_SOLEIL

Ultime étape du périple bolivien : le lac sacré Titicaca, plus haut lac navigable au monde à 3800 mètres d’altitude. Nous passons une semaine très agréable à Copacabana (qui a donné son nom à la mythique plage de Rio) : petit village très tranquille mais de grande importance religieuse à l’époque des incas, et encore de nos jours avec l’adoration de sa Vierge, sainte patronne de Bolivie.

Le spectacle dominical devant la cathédrale y est haut en couleurs : des dizaines de taxis, bus, voitures individuelles, décorés de fleurs et de guirlandes sont bénis à la chaîne, baptisés à la bière ou au petit mousseux sur fond de pétards !

Mécréants que nous sommes, nous n’infligeons pas ce régime à la Maison Blanche…d’autres avant nous s’y sont essayés et n’ont eu qu’à s’en repentir !!!!!!

Nous ne coupons pas cependant à l’heure de pédalo sur le lac !!

Nous partons pour la journée sur l’île du Soleil, haut lieu mythologique précolombien mais surtout haut lieu du tourisme en Bolivie ; nous préférons notre petite virée en bateau avec Pierre et ses amis pour un chouette barbecue sur une plage déserte du lac. Notre intrépide nageuse est la seule de nous 4 à oser la baignade dans le lac sacré à 10°c !!!

Nous passons donc des jours heureux à Copacabana et de supers soirées électro-jazz dans le bar de Pierre : Thomas à la basse ou au jumbe, Pablo au clavier et au micro et bien sûr Pierre au saxo. Génial !!!!

Notre permis de séjour expire dans une semaine ; il nous faut donc penser à passer au Pérou !

Nous retenons de la Bolivie des paysages extraordinaires, d’immenses contrastes entre l’altiplano et l’Oriente, de belles rencontres, des infrastructures routières souvent déplorables …un pays aux nombreuses difficultés, mais vraiment attachant bien que parfois difficile à saisir !

Tchao Bolivia, mais nous reviendrons ne serait-ce pour Potosi et Sucre que nous n’avons pas eu le temps de découvrir.

Nous passons la frontière le vendredi 22 août 2008, et je passe le stylo bic à Laurent pour conter la suite de nos aventures !!

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Posté par ODIC2010 à 04:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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